Le mythe de la pelouse parfaite
Depuis les années trente, l’industrie des fertilisants et des pesticides à fait la promotion d’un idéal irréaliste qu’il n’ est possible d’atteindre qu’avec l’utilisation perpétuelle de leur produits.
L’idéal de la pelouse « parfaite », qui est devenue le symbole du prestige et de la réussite.
Cependant ces pelouses ont besoin de beaucoup d’eau, de fertilisants et d’herbicides pour rester belle.
Les habitudes de gestion de ce type de pelouse sont de se préoccuper peu du sol ou de la plante mais plutôt s’occuper d’appliquer plusieurs kilogrammes de produits chaque année directement sur son terrain. Inévitablement, ces produits se font lessiver par la pluie et se retrouvent dans l’environnement.
L’impact d’une telle gestion est ressenti à plusieurs niveaux.
- En premier plan il y a la pollution du sol, des nappes phréatiques ainsi que des cours d’eau.
- Ensuite, comme les pelouses sont abondamment fertilisées et arrosées leur croissance rapide entraine une pollution atmosphérique, une surconsommation d’essence et une pollution par le bruit dû à l’utilisation abusive des tondeuses, des tailles-bordures et des souffleuses à feuilles.
- En plus, bien souvent les rognures de gazon sont mises en sacs et acheminés dans un site d’enfouissement plutôt qu’être tout simplement laissées au sol ou compostées.
- Pour couronner ce bilan catastrophique, on envoie des milliers de litre d’eau potable sur ces pelouses sans se poser plus de questions.
Tout ceci pour une pelouse qui a l’air parfaite, mais qui dans les faits, est très fragile.
La pelouse éco responsable
Aralia, paysagiste à Montréal fait pousser de belles pelouses par une approche beaucoup moins néfaste pour l’environnement. Un entretien régulier, sans être rigoureux, va permettre l’obtention d’une pelouse saine, verte et vigoureuse grâce à des choix clairement en faveur de l’environnement.
- Choisir un mélange de semences qui est adapté aux conditions du terrain.
- Prendre soins de travailler le sol pour qu’il soit propice à la culture de ces plantes.
- Pratiquer l’aération quand le sol est compacté.
- Bien effectuer le réensemencement et les sursemis pour s’assurer que les graminées à gazon restent dominantes.
- Ajouter du compost, par terreautage, pour nourrir le sol et surtout pour s’assurer que le sol reste bien vivant.
- Favoriser l’enracinement en profondeur pour une meilleure résistance à la sécheresse.
- Laisser les débris de coupe se décomposer sur le sol (herbicyclage).
- Déchiqueter les feuilles uniformément à l’automne et les laisser se décomposer sur le sol.
- Couper la pelouse à une hauteur de trois pousses.
- Respecter le calendrier d’entretien des pelouses.
Le rôle des graminées de pelouses
Les graminées qui forment les pelouses sont des plantes d’une robustesse admirable qui permettent de créer des espaces de vie agréables et confortables.
Par contre ce sont les zones d’un aménagement qui requièrent le plus d’entretien. Donc pour en bénéficier au maximum, il est préférable d’utiliser la pelouse pour les endroits de circulation moyenne, et trouver des alternatives pour les endroits comme les devantures où il n’y a pas ou peu de circulation.
Dans le contexte environnementale actuel, ne serait-t-il pas la moindre des choses d’au mois remettre en question notre type de gestion des pelouses?
Est-ce qu’avoir une pelouse « parfaite » justifie tous les impacts négatifs sur l’environnement?
La pelouse ne devrait elle pas être un espace de vie sain plutôt qu’une source de contamination et de gaspillage des ressources?
Dans certains cartiers, c’est la pression du voisinage qui empêche plusieurs personnes de faire des choix plus écologiques, mais devenir précurseur en étant peut-être différent, n’est-ce pas une preuve concrète de votre volonté à faire quelque chose de bénéfique pour l’environnement?




